Les anticorps primaires anti-humains sont des réactifs immunologiques qui reconnaissent et se lient spécifiquement aux antigènes humains, notamment les immunoglobulines, les marqueurs de surface cellulaire, les protéines intracellulaires et les analytes solubles. Produits par immunisation d’espèces hôtes telles que la chèvre, le lapin, la souris, le rat ou le poulet avec des protéines humaines purifiées ou des immunoglobulines entières, ces anticorps sont purifiés par immunoaffinité ou par chromatographie sur protéines A/G afin d’isoler les fractions présentant une forte affinité. Disponibles sous forme non conjuguée ou conjuguée (HRP, phosphatase alcaline, FITC, PE, APC, Alexa Fluor®, biotine), ils offrent une grande flexibilité pour différentes plateformes de détection.
Les spécificités disponibles comprennent les anticorps anti-IgG (H+L), anti-IgG (Fc), anti-IgG (Fab) ainsi que des réactifs spécifiques d’isotypes (IgG1–IgG4, IgA, IgM, IgE, IgD). D’autres spécificités ciblent notamment les cytokines (IL-2, IL-4, IL-6, IFN-γ, TNF-α), les chimiokines, les facteurs de croissance, les antigènes CD, les molécules du CMH, les facteurs de transcription, les phosphoprotéines et les marqueurs de maladies infectieuses. Une adsorption croisée étendue contre les protéines sériques de souris, de rat, de lapin, de chèvre et d’origine bovine permet de réduire les liaisons non spécifiques dans les échantillons provenant de plusieurs espèces.
Applications
Les anticorps anti-humains sont utilisés dans pratiquement tous les formats d’immunoessais. En Western blot, ils permettent la détection des protéines humaines pour l’étude de leur expression et de leurs modifications post-traductionnelles. En ELISA, ils permettent de quantifier les cytokines, les biomarqueurs de maladies, les anticorps thérapeutiques et les marqueurs de maladies infectieuses, notamment le VIH, le VHB et le VHC. En immunohistochimie, ils permettent la localisation des antigènes dans les tissus humains, notamment pour les applications en anatomopathologie et l’identification de biomarqueurs tumoraux. En cytométrie en flux et en tri cellulaire activé par fluorescence (FACS), ils facilitent l’immunophénotypage des sous-populations leucocytaires humaines, notamment dans les études d’immunologie et le suivi des transplantations. En immunoprécipitation et en immunoprécipitation de la chromatine (ChIP), ils permettent l’enrichissement de protéines et de complexes ADN-protéines. D’autres applications comprennent les essais de neutralisation, la microscopie en immunofluorescence et les études de prolifération cellulaire. Les dilutions optimales dépendent de l’application expérimentale. Ces réactifs sont exclusivement destinés à la recherche.

